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© Shiva Shakti Shanti
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par Shiva Shakti Shanti
Plus en biais à la survie sociabilisante, retour à la case départ; quand tout a commencé il y avait le Gange... Le misérabilisme n'est qu'apparent, en fait l'Inde est plus prospère qu'il n'y paraît. Que peut-on faire dans cette peau de blanc à part accepter son rôle de porte-monnaie ambulant prêt à dégainer pour tout acheter ?
Retrouver Kunkyen avec deux belles balloches entre les jambes, que je ne me contenterai pas que d'effleurer. Ciel nuageux de papillons noir et blanc surplombant la vue. Cheveux sales, détachement, quand plus personne ne te touche.
Paresse - Ivresse - détresse, tout élément subaquatique ne saurait nous indiquer quelle bulle habiter. La quête du sens ne connaît pas de limitation de temps, accessoire du réel il nous menace du sablier. La parque secousse exigible tire son épingle du jeu et le cœur imprégné de questions continue de battre contre bon vent mal gré.
Les poussières de toi retourneront à la source de notre histoire. Il n'y a aucune embouchure à notre fleuve de l'impossible, plus aucune rivière ne laisserait s'échapper la barque de bois doré d'espoir. L'angoisse du toi c'est au K. par K.
Débauche de palabres inutilisables contre silence envers et contre tout, nous avons affaire à un tas de pierres, rien à faire. L'acte de bravoure engendré par passion de connaître ne trouve pas sa raison d'être. Les pompistes vulgaires entretiennent la machinerie sans grand vent, sans grande inspiration et la poisseuse déguisée en colvert se pavane lui procurant un semblant de réussite masculine dans la médiocrité "normalité".
Je ne vais jamais m’en remettre.
Aujourd’hui mon cœur est plein de lui mais mon corps se fatigue du grand rien. Délaissée comme une bourrique, je suis devenue non-désirable, obsolète, vieillie par le non dit. Je ne me suis pas fait une raison d’être systématiquement jetée pour de mauvaises raisons, je n’accepte le sort qu’à demi-mot car à chaque fois j’ai du mal me faire comprendre.
Il n’y a pas eu d’autre amour, d’autre rencontre Bholenath, il n’y a eu que Lui à chaque fois que j'ai joui, sans un toucher, sans une parole. J’ai été jetée sur un gros radeau qui menait vers l’Antarctique.
Avez-vous eu un amour perdu qui vous dévore l’âme à ce point ?
Existe-t-il une thérapie non basée sur la rhétorique ? Pourquoi je garde Kunkyen comme une maladie de peau ? Son silence s’oppose au lien qui me lie aux forces invisibles bienveillantes. Je me retrouve dans ce tiède bain de neutralité aux bulles de passivité qui me font horreur. Mon cœur ne s’élance plus pour un rien, la dureté de ma perception et la farandole de déceptions ont épuisé ma patience à en attendre mieux.
Être « comme tout le monde » n'est-ce pas justement cesser de rêver, se contenter de la réalité brute sans broncher ? Ne plus s’engager dans quoi que ce soit, observer, ne pas toucher, ne pas s’impliquer, ne pas agir indépendamment de ce que les autres pensent, ne rien donner pour ne pas être pris. La minable « normalité », mesquinerie légale obligatoire.
L’idéal serait un beau couple de partenaires auprès desquels tu te régénères, comme une rééquilibrance, contraction d‘équilibre et de balance. Comme Thalie et Greg. Un combat de tous les jours d'incarner un idéal.
Par contre les mêmes pas jolis couples mal associés ont le don de m’énerver au plus haut point, se dégagent d’eux un vide qui laisse entrevoir quel ennui ils vivent ensemble. On se regarde dans le nombril, on ne perçoit plus les autres dans son semblant de structure équilibrante. Bref, on se croit au-dessus comme spectateur passif, et on juge tout de son petit piédestal pour se rassurer d’y être en place. A ce stade on est même plus dans l’observation participante, juste des potiches qui agrémentent le paysage remplissant l’espace de leur vide.
N’empêche tous ces boudins à dents de lapins qui rayent le parquet elles arrivent à capturer un mec, j’y crois pas tellement ils sont faibles, celle-là ou une autre, quelle est la différence pour eux. Se faire prendre par un gardon grassouillet qu’on avait pris pour une carpe. Ne récolter que l’humus de la graine, la fiente du désavoué mélangée à la haine du pourri.
Sur Facebook j’ai vu la gueule discount d’une meuf que Kunkyen se traîne depuis plus de 3 ans: en collants de pute devant une caravane, la classe. Ça doit tapiner sec au pays des dreadlocks. J’ai pas pu m’empecher de lui envoyer une petite acidité en passant: « cuanto es? » Quand le creux remplit l’espace de ce vide sans goût, tout s’achète, tout se vend. Mais non là c'est GRATUIT, le PQR low-cost incarné. (PQR: Plan Cul Régulier)
La glauquittude généralisée a sonné. Aller encore un peu de porridge ça colmatera les plaies. Décoller la paroi du cœur pour éviter les boursouflures du Moi emmitouflé dans ses certitudes. Démarrer au quart de tour avant d’être agressée se faire une raison sur la solitude de forme plébiscitée par les sages en route.
Je n’ai plus envie de jouer les shaktis asexuées et intouchables du commun des mortels. Je n’ai plus envie de me galérer pour le bonheur de le raconter à un auditoire impermanent de somatisants ayant un balai à chiottes broussailleux à la place des cheveux. Certains ont des dreadlocks tellement moches qu’ils devraient se raser le crâne complètement. C’est pas super funky un gros tas de cheveux sales collés sur la tête en paquets qui donnent pas envie d’ouvrir… Souvent ça cache un kiki de chat ou d’écureuil, autant se taper un bon yak cheese toast !
La suite du programme reste mystérieuse tant les idées ne se bousculent pas dans mon esprit pourtant éveillé. J’ai parfois une overdose de moi-même, quand j’ai cette attitude hautaine de ne pas y toucher et ce regard systématiquement critique sur le monde réel. Car je surfe allégrement comme un saltimbanque monkey clownesque qui dit merde à l’autre.
Des bouffons il en faut, même sous une forme féminine ça relativise encore plus la vie. Actrice de la non procréation, de la non production je me pose en tant qu’observateur privilégié du désastre humain dans la matérialité. La sève du Juste s’est dissoute comme l’acide dans la terre, et empoisonne toute substance qui en provienne désormais.
Frère ton bâton de pèlerin ne te mènera nulle part. Tu t’enfonceras toujours plus vers l’incomplétude même si tu ne souffres plus. Tu erres dans un brouillard de questionnements sans fin ni fond. Ta quête prend fin quand tu réalises qu’il n’y a plus de quête. Seul le marteau piqueur de tes envies resurgira à la surface dans un fracas de coups dans l’âme virevoltante de désespoir assumé.
Missionnaire sans mission, putain ça passe vite la life.
Comme le matériel électronique, on n’est utile que pour très peu de temps, interchangeables, sans essence originale, on se dédouble les uns des autres pour ne jamais plus se manquer.
L’interconnection annule la connection elle-même en tant qu’expérience sensible, ce n’est plus qu’un flux neutre et sans saveur. Plus aucune bouée à laquelle se raccrocher. Elles sont toutes crevées dans cette guerre du sens, comme l’évolution de l’humain vers le désespérément inhumain par simple praticité, utilité et neutralité froide.
Se spécifier, avoir une étiquette claire et visible d’autrui. Ressembler à un robot préprogrammé à l’autosatisfaction. Se branler au vu de tous. Libération clitoridienne tout le long de la spinale, c’est glandu. Mon gros cul n’est plus bronzé, mon humeur s’en ressent.
Je me trouve tarte avec mes cheveux gris, et puis c’est trop tôt, il faut vite que j’y remédie. Je regarde un film indien « Meri Jung », l’acteur Kapoor moustachu chemise à pois empoigne avec passion une claire demoiselle sublimée par le mythe de l’amour surjoué naïf et guimauve.
Être une handicapée du savoir se faire prendre, trop de fierté dans ce corps de pute. L’autre monstre persiste dans le vide pour éviter de me rendre heureuse. Ce qui me bouffe c’est de ne pas comprendre comment il parvient à m’atteindre tant par son silence alors que n’importe quelle insulte me rassurerait. Se déconditionner du poison originel qui trouble toute condition de vie intime anticipée. Je survis toujours du minimum syndical de toutes façons. Je pensais pas me faire à tout, même à l’inimaginable.
« C’est dans le silence que la vérité se trouve. »
Trentaine passée sans bornes il faudrait retaper le navire sinon je vais pas tarder à chavirer comme un taudis sans nom. Tu étais l’espoir de ma lueur. Le fruit de l’arbre Amour. L’impatience de ma dévotion déculottée. La déraison de tous les possibles.
* Lien vers ACTE I * === LETTRE D'AMOUR 2008, le culte du pas encore ou du plus du tout === http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/06/lettre-damour-2008-le-culte-du-pas.html
* Lien vers ACTE II * = LETTRE D'AMOUR 2010, la dictature du médiocre =
http://shivashaktishanti.blogspot.com/2010/10/lettre-damour-2010-ou-la-dictature-du.html
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très émouvant, merci...
RépondreSupprimerTon amour pour dieu est infini.. on a tous un désir incommensurable qui nous secoue de plus en plus fort, jusqu'aux retrouvailles divines. comment transformer ce désir en pure flamme d'aspiration libératrice rendant grâce à notre propre corps? le travail de plusieurs vies.. plusieurs planètes..? Merci soeur de shiva, de révéler les tréfonds de nos âmes. see you in the space
RépondreSupprimertrès belle parole my friend Peitit coucou de jaipur et oui le vent ma encore poussé sur india bizoux
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