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| TODAY'S NEPAL |
Que font-ils toute la journée attablés au Kumari's ces freak-streetiens néo-hippies? Aux temps de "Flash" de Charles Duchossois cette cour c'était l'Oriental Lodge "same same but different." Franchement on fume pas mal de pétards mais surtout il se passe une connection intergalactique sidérante de bienveillance mutuelle entre les différents people en présence. Le tout saupoudré de tolérance absolument antinomique avec l'univers duquel nous sommes tous les produits. Notre étiquette sociale habituelle se délave ici. C'est probablement l'effet Kiss-cool recherché.
Franchement on a parlé de tout, sauf de ce qu'on fait habituellement dans la vie. Qu'est-ce que c'est reposant de ne pas avoir tout le temps à se justifier. On ne refait pas le monde, on le discute, on dissèque les profondes questions de notre esprit. Et on partage avec d'autres chercheurs du soi les avancées de nos inspirations. Le contraire et le semblable se réconcilient pour un instant, autour d'un chaï et de quelques lassis.
Franchement on a parlé de tout, sauf de ce qu'on fait habituellement dans la vie. Qu'est-ce que c'est reposant de ne pas avoir tout le temps à se justifier. On ne refait pas le monde, on le discute, on dissèque les profondes questions de notre esprit. Et on partage avec d'autres chercheurs du soi les avancées de nos inspirations. Le contraire et le semblable se réconcilient pour un instant, autour d'un chaï et de quelques lassis.
Raréfaction de la solitude par entourages interposés la notion d'intimité est louche ici, c'est bizarre quelqu'un qui veut rester seul, suspicieux, les multiples portes qui mènent à autrui sont battantes il suffit d'être soi pour provoquer sympathie et affection.
Pour un habitué de l'Inde, l'hindouisme des népalais peut paraître un peu folklorique, plus soft et pourtant moins accessible. Très peu d'hindus et bouddhistes sont végétariens au Népal. Les restrictions brahmaniques alimentaires sont très peu observées en cette contrée où les conditions pratiques ont pris le dessus sur le côté restrictif du culte. Disons que les entorses à la règle sont fréquentes, et sans tabou ! Le népalais se trouvant lui-même bien imparfait, il se garde bien de te juger. Un vent de liberté souffle dans leurs esprits inspirés par la tolérance. Tu peux surprendre des jeunes couples qui flirtent dans les cafés, dans la ville l'attitude des jeunes ne laisse aucun doute sur leur préférence pour la modernité et le "western way of life style."
Dans quelques jours le meilleur des hashishs sera disponible en kiosques, prix défiant toute concurrence. Préparez les feuilles à rouler ça va tchater sec autour d'un tchia, on est quand même bien mieux au naturel ! Ici on ne peut pas trop fumer le shilom à part en lieu clos. Il faut connaître les quelques lieux où on peut fumer des joints sans risquer quoi que ce soit. Pourtant tu peux voir des vieilles montagnardes avec des fagots de ganja sur le dos traverser la ville sans encombre, passant même devant l'armée et la police.
Fumer du sharras c'est pas vraiment légal, c'est juste tabou. On fume tous, mais ça ne doit pas se voir.
Tout peut être très contradictoire parfois car un népalais qui se fait pécho à fumer un cône va passer un sale quart d'heure, c'est clair. Tiens un point commun entre cette démocratie naissante et notre vieille essoufflée de Marianne.
Tout peut être très contradictoire parfois car un népalais qui se fait pécho à fumer un cône va passer un sale quart d'heure, c'est clair. Tiens un point commun entre cette démocratie naissante et notre vieille essoufflée de Marianne.
La police a besoin d'une dérogation spéciale pour contrôler un touriste, ça leur démange le bâton de nous aligner mais il leur faut un paquet de suspicion pour fouiller un occidental, simple fumeur de bedo c'est hors contexte. Pendant la royauté le touriste-roi ne devait surtout jamais être importuné par les problèmes politiques ou sociaux du pays, le mot d'ordre c'était "laissez-les consommer" en toute impunité. Cela risque de changer avec la nouvelle disposition maoïste de l'état népalais...
Depuis que le nouveau gouvernement démocratiquement élu est en place avec Prashanda à sa tête tout est de plus en plus fliqué. Maintenant les commerçants sont obligés de fermer boutique à 22h. Surtout à Thamel on ne comprend pas bien pourquoi en ce tout début de saison touristique la police arrive à une heure précoce, et cloture la nuit dans ses frustrations du pas assez.
L'alcoolisme est très développé au Népal et le nouveau ministre de l'intérieur prétend vouloir endiguer le phénomène par ces mesures fascisantes. La vie de nuit se résume à quelques lieux à Kathmandu, la plupart autour du pôle Thamel, quelques concerts au "Reggae bar", quelques teufettes-trance organisées par les russes au "Tongues and fairies", une ambiance adolescente R&B au "Funky Buddha", bref pas de quoi fouetter un canard pour un westener habitué à des degrés de débauche beaucoup plus intempestifs.
La sélection globale est en cours, un cul pommelé aux cheveux clairsemés de henné me supplie d'entrer dans sa boutique pour acheter des babioles prix défiant toute concurrence, le double du prix, very good price my friend. Recentrage soudain sur le réel et la famine: les coeurs ont faim, il n'y a plus rien.
Depuis que le nouveau gouvernement démocratiquement élu est en place avec Prashanda à sa tête tout est de plus en plus fliqué. Maintenant les commerçants sont obligés de fermer boutique à 22h. Surtout à Thamel on ne comprend pas bien pourquoi en ce tout début de saison touristique la police arrive à une heure précoce, et cloture la nuit dans ses frustrations du pas assez.
L'alcoolisme est très développé au Népal et le nouveau ministre de l'intérieur prétend vouloir endiguer le phénomène par ces mesures fascisantes. La vie de nuit se résume à quelques lieux à Kathmandu, la plupart autour du pôle Thamel, quelques concerts au "Reggae bar", quelques teufettes-trance organisées par les russes au "Tongues and fairies", une ambiance adolescente R&B au "Funky Buddha", bref pas de quoi fouetter un canard pour un westener habitué à des degrés de débauche beaucoup plus intempestifs.
La sélection globale est en cours, un cul pommelé aux cheveux clairsemés de henné me supplie d'entrer dans sa boutique pour acheter des babioles prix défiant toute concurrence, le double du prix, very good price my friend. Recentrage soudain sur le réel et la famine: les coeurs ont faim, il n'y a plus rien.
L'inflation est galopante comme l'insécurité.
Pourtant si tu connais le bon prix des choses on te l'accordera sans trop de mal, il faut savoir les prendre de vitesse; par la gentillesse, il y aura toujours un honnête commerçant avec qui parlementer.
Le communisme c'est "travaille, tais-toi, et dors", ils ne prévoient pas énormément d'entertainment pour la population sensée trimer pour eux...
Peut-être qu'il s'agit d'un mouvement international de cocooning, nos gouvernants nous préfèrent à domicile le nez scotché devant le télé, si possible devant ces écrans contaminés par l'irréel de gogo-pouffes serrées dans des culottes sans fond. Le cul haut-perché tient la place d'honneur; regarde mais ne touche pas, c'est que pour les riches, la vitrine à attrape-nigaud fait encore des émules.
Rhododendrons en fleurs, chevelure au vent du sud, inadéquation du bulbe, luminescence d'un regard plein d'amour après la distribution d'un donut échangé. "Don't get attached to detachement", dude. Certains jours on se lève et on caracole comme un papillon du soleil. On relativise tout autour de soi et comme un poisson qui se serait adapté dans son bocal, on bulle.
Peut-être qu'il s'agit d'un mouvement international de cocooning, nos gouvernants nous préfèrent à domicile le nez scotché devant le télé, si possible devant ces écrans contaminés par l'irréel de gogo-pouffes serrées dans des culottes sans fond. Le cul haut-perché tient la place d'honneur; regarde mais ne touche pas, c'est que pour les riches, la vitrine à attrape-nigaud fait encore des émules.
Rhododendrons en fleurs, chevelure au vent du sud, inadéquation du bulbe, luminescence d'un regard plein d'amour après la distribution d'un donut échangé. "Don't get attached to detachement", dude. Certains jours on se lève et on caracole comme un papillon du soleil. On relativise tout autour de soi et comme un poisson qui se serait adapté dans son bocal, on bulle.
J'entame alors une période de générosité matérielle que je ne relie pas à la compassion mise en action qui est totalement désintéressée. Pendant plus d'une semaine je passe ma journée à distribuer des aumônes aux êtres humains mes frères et soeurs. C'est parti la journée de saignée, je me lève, à peine respiré un vieux débris me taxe déjà de son bakchish j'ai même pas droit à un Namasté !
La générosité exaspère, tu t'éfforces de faire de ton mieux mais il n'y en a jamais assez.
La générosité exaspère, tu t'éfforces de faire de ton mieux mais il n'y en a jamais assez.
C'est au tour de la vieille dame moisie l'actrice commedia del Arte, tu ne peux pas résister elle est trop excellente sa prestation. Les faux babas vêtus de toges oranges royales se succèdent à la table du Kumari's, ils viennent chercher leurs 5 roupies chacun leur tour. Haillons verts sur tee-shirt étripé les yeux remplies de Kajal noir, tu ne peux pas éviter leur regard perçant qui te supplie de leur donner, une glace, des biscuits, des sous, un peu de superflu dans ce monde réel. Un vieux papi courbé par les charges de la vie vient tenter sa chance. Son seul espoir c'est essayer de grappiller quelques roupies aux étrangers de passage pour payer son traitement médical. Il n'existe au Népal aucun système social d'aide aux plus démunis, rien ne peut les dépatouiller de leur merde pas enviable.
C'est terrible mais à l'usage on comprend qu'assister humanitairement c'est surtout se donner bonne conscience, être à l'aise avec son aura personnel, donc l'objectif à la base était loin d'être désintéressé. Il n'y en a jamais assez avec les êtres humains. Considérer qu'on pourrait influer sur leur condition présente ne semble être qu'Ego. En fin de compte il ne faut pas se prendre pour Dieu. Voilà une des clés qui mène au paradis sur Terre.
| Un peu d'amour et de soins infirmiers distillés à quelques enfants livrés trop tôt à la vie m'auront valu une respectabilité réelle dans le quartier. |
Quand on fait toujours ce qu'on peut avec le peu que l'on a, la connivence avec les autres humains est totale et contaminante.
A un moment j'ai craqué et me suis recroquevillée comme une huître dans mon antre en me focalisant sur mes toutou-chiens. Je me réconcilie avec la vie grâce à ces perles canines disséminés comme la peste. Distribution de biskits, restes de nourriture oubliée dans les restaurants et surtout amour inconditionnel du "nous". Maternage bien engendré et don de soins corporels en urgence, pureté de l'objectif absolument désintéressé.
Les chiens me reconnaissent, je suis surement l'une d'entre eux.
| Mon Bébé-Chien from Freak Street |
Ici je fais partie de la meute de Freak Street, comme à Gokarna pratiquement tous les chiens sont des Shiva-Chiens, c'est à dire des âmes humaines en régression incarnées pour une courte et difficile pénitence de vie de chien, en s'occupant d'eux avec amour on rappelle aux hindus que le chien est un animal sacré au même titre que la vache sacrée Gaumata, notre mère nourricière. Chien le véhicule sacré de Bhairav et sa shakti Kali, dieux ultimes, "superviser" de Shiva.
Goutte après goutte la jauge se remplit de bonne action désintéressée pendant que les êtres humains critiquent, du peu d'attention leur restant, désolée, trop décevants ces êtres humains aucun miroir ne s'est jamais présenté. La vie suit son cours à la Green Lodge et le temps passe vite quand on se sent presque chez soi. Le jeune Dinesh me monte mon chai du matin et je lui file un bon pourbiche, non petit mignon je ne peux pas te donner mon I-pod. Il faut aussi apprendre à ne pas trop en montrer.
Tous les jours Raj Kumar, 13 ans ramasse les bouteilles en plastique jonchant les ruelles tortueuses et majestueuses de Kathmandu, je lui offre souvent du chai ou un repas de dhal-bhat (riz-soupe de lentille et légumes, plat favori des népalais) et nous discutons, il parle assez bien l'anglais et possède une insolence qui fait de lui un vrai "roi" de la rue.
J'aimerai rêver que cet enfant sorte un jour de sa condition mais la réalité oblige à plus de réalisme, son oeil de guerrier ne suffira pas dans cette réalité de caste.
Maintenant je suis connue comme le loup blanc, ce n'est pas mousseux de le dire, à cause de la Kali Dance devant le palais de la petite Kumari, mais aussi pour mon attitude générale. Je suis toujours avec les gens de la rue, les pauvres enfants ou les chiens errants, accomplissant mes divers karma jobs de la journée, en un sens j'avance désintéressée vers le bon chemin.
Je pense un peu à Kunkyen, c'est le D.Day entre le 17 et le 21 septembre, il s'en fout comme de son premier mensonge. Son âme continue de m'atteindre par vagues et secousses intermittentes d'interconnections mystérieuses télépathiques on ne peut plus réelles en sensations.
* KATHMANDU Shanti in Freak Street - PART 1
http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/08/aout-2008-arrivee-kathmandu-city.html
* KATHMANDU Shanti in Freak Street - PART 2
http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/08/kathmandu-freak-street-part-1.html
* KATHMANDU Shanti in Freak Street - PART 3 http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/10/kathmandu-freak-street-part-2.html
Tous les jours Raj Kumar, 13 ans ramasse les bouteilles en plastique jonchant les ruelles tortueuses et majestueuses de Kathmandu, je lui offre souvent du chai ou un repas de dhal-bhat (riz-soupe de lentille et légumes, plat favori des népalais) et nous discutons, il parle assez bien l'anglais et possède une insolence qui fait de lui un vrai "roi" de la rue.
| Raj signifie Roi en Hindi |
Maintenant je suis connue comme le loup blanc, ce n'est pas mousseux de le dire, à cause de la Kali Dance devant le palais de la petite Kumari, mais aussi pour mon attitude générale. Je suis toujours avec les gens de la rue, les pauvres enfants ou les chiens errants, accomplissant mes divers karma jobs de la journée, en un sens j'avance désintéressée vers le bon chemin.
Je pense un peu à Kunkyen, c'est le D.Day entre le 17 et le 21 septembre, il s'en fout comme de son premier mensonge. Son âme continue de m'atteindre par vagues et secousses intermittentes d'interconnections mystérieuses télépathiques on ne peut plus réelles en sensations.
* KATHMANDU Shanti in Freak Street - PART 1
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* KATHMANDU Shanti in Freak Street - PART 2
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"PUNK IS NOT DEAD, IT'S JUST SMELLING LIKE FUNNY..."
"The time process can't bring the new, Time Is Not a Way of Creation.
In the process of time there is no transformation there is only a continuity and no ending.
In the process of time there is nothing but Recognition. It is only when you have complete cessation of the time process, of the activity of the self, is there the New, is there Revolution, is there Transformation.
So Love is not of Time you can't come upon it through any conscious effort, through any discipline, through identification, which are all a process of Time. The Mind, knowing only the process of Time, cannot recognize Love. Love is the only thing that is new, eternally new. Since most of us have cultivated the Mind, which is a process of Time, which is the result of Time, We Do Not Know What Love Is. "
KRISHNAMURTI "Reflections on the self"
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Si réaliste vision du Népal. Oh shanti, comme j'aime tes descriptions, comme je t'aime aussi petite soeur.
RépondreSupprimerContinues, you're on the right way, et sache que je suis toujours avec toi.
FFF