03 June 2009

NEBULAR GATHERING TRANCE PARTY PHOTOS

NEBULAR GATHERING
FESTIVAL TRANCE du 30 mai au 1er juin 2009 à 70kms de Paris
Ecrivez-moi à shanti999@hotmail.com si vous voulez que je vous envoie les photos en grand format, en précisant quelles photos. Peace Love & Light from Shanti.

Yogash, association culturelle et artistique pour la promotion d’une identité humaine planétaire.

http://www.yogash.org/fr/

TYTANE, chanteuse surréaliste http://www.myspace.com/tytanemusic

Thierry, souffleur de verre : http://www.flamenverre.com/Flamen_Verre/accueil.html


La suite des photos en suivant le lien : http://www.facebook.com/album.php?aid=83668&id=717619806&l=b1475681e4

Le rapport de la teuf sur le forum Trance-Goa.com : http://skyforum.ayzo.net/forum2.php?config=trancegoa&cat=2&topic=25622&page=1&trash=0

Om Namaha Shivaya ! ! ! ! Om ein Kalink Chamundayé Vitchai Om ! ! ! !

Shiva Shakti Shanti

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11 March 2009

10 mars 2009 - Manifestation de soutien au peuple tibétain à PARIS

VIDEO Manifestation pour le Tibet du 10 mars 2009 à Paris (reportage Shiva Shakti Shanti)



http://www.youtube.com/watch?v=nzz1XXIhTFY

Ce 10 mars 2009, on commémore les 50 ans du «soulèvement national tibétain» qui a conduit le dalaï-lama à l’exil en Inde. Le rassemblement d'un milliers de personnes montre que la France n’est pas indifférente à la cause des tibétains, mais elle reste impuissante.

Sur la place du 18 juin 1940 à Montparnasse quelques centaines de personnes sont déjà présentes dès 15h au point de rendez-vous donné par toutes les associations qui ont organisé cette manifestation. Beaucoup de tibétains sont présents, notamment la jeune génération née en diaspora, frères et sœurs, parents et enfants sont tous venus pour contester le sort qui est réservé à leur peuple. Peu de parisiens pour leur part ont été mis au courant de cet évènement, mais ils étaient dignement représentés par des centaines de militants pacifistes.



Une manifestation bigarée sous les giboulées de mars.

Une minute de silence est d’abord observée pour les 203 morts des émeutes de mars 2008 au Tibet, avant les Jeux Olympiques de Pékin. Rappelons que depuis cette date 6000 personnes auraient disparu de la circulation. Elles auraient été arrêtées et accusées d’avoir manifesté ou soutenu ceux que Hu Jintao, le président chinois, appelle des «séparatistes» puisqu’ils soutiennent le Dalai-Lama. Certains manifestants arborent sur leur visage peint les couleurs du drapeau tibétain, d’autres le drapeau français. Des centaines de drapeaux virevoltent au vent et donne au lieu un aspect arc-en-ciel. La pluie a cessé dès que le cortège de manifestants a parcouru les belles rues du 16ème arrondissement de Paris vers l’ambassade de Chine. Le drapeau Tibétain est hissé par tous afin de demander que de véritables négociations soient enfin engagées entre les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil sur un statut de pleine autonomie pour le Tibet.


Une détermination à toute épreuve.

La section française de SFT (Students for a Free Tibet) a passé un accord avec la préfecture concernant le trajet du cortège et les manifestants ne peuvent pas stationner devant l’ambassade de Chine. Mais plein d’entrain ils espèrent que leur message de paix soit entendu par leurs détracteurs chinois. Certaines pancartes sont même inscrites en langue chinoise, afin de bien cibler leurs interlocuteurs. Ce jour est un hommage rendu à la résistance non violente des Tibétains depuis 50 ans. Le Dalai-Lama ne réclame pas l’indépendance du Tibet mais une réelle autonomie pour son peuple, ainsi que la liberté de culte qui leur fait défaut. En fait les tibétains veulent bien être une province autonome de la Chine, à la seule condition qu’ils puissent demeurer tibétains. Ils ne souhaitent pas être sinisés contre leur gré et perdre leur identité, culture et philosophie de vie. Ils ne sont pas chinois, ils sont tibétains.
Et fiers de l’être.


Peace Love Light from Shanti

Shiva Shakti Shanti

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09 March 2009

10 MARS 2009 : Entre exil ou silence, pas le choix pour le peuple tibétain condamné à la diaspora.

Redoutant des troubles, la Chine a renforcé la présence des forces de sécurité au Tibet pour prévenir toute célébration du 50ème anniversaire de l'insurrection tibétaine à Lhassa. Rappelons que le 10 mars 1959 plus de 85000 tibétains ont été tués, ce qui avait provoqué la fuite en Inde de Tenzin Gyatso, le 14ème Dalai-Lama, toujours en exil depuis ce jour avec son gouvernement à Dharamsala.

Une date anniversaire sensible.


L’an dernier le 14 mars à l’aube des jeux olympiques de Pékin, les émeutes de Lhassa avaient eu un impact sans précédent dans les médias internationaux. La répression chinoise a dès lors redoublé d’intensité, et plus de 6000 tibétains auraient purement et simplement disparu, alors qu’on déplorait déjà 203 morts lors de ces affrontements. Cette année les autorités chinoises ont décidé de suivre le bon vieil adage « mieux vaux prévenir que guérir.» Ils ont donc déployé de nombreuses forces de police dans toutes les régions tibétaines pour ne pas être débordés par d’éventuelles violences. Tout sursaut de manifestation spontanée serait tué dans l’œuf car il s’oppose au processus de sinisation des populations, prioritaire pour la Chine d’aujourd’hui. L’opération « frapper fort » est en cours. Plus rien ne peut s’opposer à ce que le Tibet soit englobé comme province chinoise, selon le grand dessein de Mao.

Le début d’une campagne médiatique contre le Dalai-Lama.

Aucun journaliste occidental n’est le bienvenu en ce moment au Tibet. La seule information valable et acceptable par le gouvernement chinois est celle qui émane de son propre point de vue, aucune discussion par rapport au « problème tibétain » n’est possible. Selon les chinois il n’y aurait d’ailleurs aucun problème puisque « tout est sous contrôle et l’ordre est maintenu dans la région autonome du Tibet.» Les frontières sont néanmoins fermées aux touristes étrangers jusqu’au 1er avril pour prévenir tout autre son de cloche. La Chine redoute des infiltrations de tibétains en exil en Inde ou au Népal. Les connexions internet ont été coupées dans certaines villes. Force est de rappeler que le gouvernement chinois emploie plus de 50000 fonctionnaires pour surveiller la toile et tout ce qui se passe sur internet, afin de créer un fichage subtil des personnes indésirables sur le sol chinois.

Une république où il est interdit de protester ?

« Nous devons édifier une Grande muraille dans notre combat contre le séparatisme et sauvegarder l'unité de la Mère-Patrie », a déclaré Hu Jintao. Le président chinois considère « le Dalai-Lama et sa clique » comme des ennemis de la république de Chine. Une vaste campagne de « rééducation patriotique » est en cours depuis l’an 2000. Alors tout opposant à cette politique est éliminé ou réduit au silence, par tous les moyens nécessaires, y compris la torture. Selon le discours officiel de Pékin le mois de mars 2009 vient commémorer la « libération du Tibet et la fin d’un régime féodal.» Mais pour une majorité de tibétains l’heure est à la révolte silencieuse, et après 50 ans d’opposition pacifique et non-violente, la Chine exige toujours du peuple tibétain qu’il abjure sa culture et sa foi en le Dalai-Lama. Une atteinte aux droits de l’Homme qui cependant ne suscite plus l’indignation de la part des nations démocratiques de ce monde.
Shiva Shakti Shanti ©

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29 October 2008

"Vol de nuit parisienne"

VOL DE NUIT PARISIENNE

40 ans après Mai 68 l'individualisme, l'indifférence, le communautarisme et la tiédeur du mou règnent en maîtres sur la France, et surtout à Paris qui, jadis, fût l'une des capitales mondiales de la nuit.

Le temps est au conformisme des "gens qui se lèvent tôt" dixit Sarkozy.

Par la force des législations successives et divers arrêtés préfectoraux de police la nuit se meurt. Elle n'a aujourd'hui plus beaucoup d'intérêt car vidée de sa sève culturelle et sociale elle est devenue un produit de consommation.

Pragmatisme et réalisme font la loi, il n'y a plus de marge dans la norme.
Notre société est en passe d'être englobée par le grand conformisme de masse, et le communautarisme dangereux maintenu par une peur des uns et des autres. Consommation, aliénation, interdiction d'être soi sans les autres.
Les gens n'ont plus soif de liberté, mais de tranquillité.


On revendique son droit au cocooning, le syndrome de l'autruche sévit au nom du désir de quiétude sociale. On veut savoir pour se rendre indifférent à tout.
La seule chose qu'on nous demande c'est d'Avoir: du temps, de l'argent, de la compétence à se la fermer. Nous sommes à l'heure de "l'auto-promo", chacun défend son minable bifteck, et les médias sont les premiers à entretenir ce monde d'uniformité dans l'ennui. On ne doit plus fumer, on ne doit plus boire, on doit sortir entre les bornes délimitées par la loi des plus forts. On doit vivre dans une réalité française qui s'américanise de plus en plus, et personne ne s'en offusque.

Les autorités procèdent par méthode et détermination pour s'attaquer en douceur à chaque espace de liberté. La nuit peut être considérée comme ce qui est le plus intime dans la vie des citoyens qui n'en sont plus à certaines heures.
Le bouc émissaire des grosses légumes de l'état fût longtemps la culture électronique, le principe même de la "teuf" est obtenu par un rassemblement qui dure toute la nuit et surtout jusqu'à midi au moins, le lever du soleil constituant pour un teuffeur "le summum de la fête". Les pouvoirs publics déclarent "vouloir en finir avec les afters". Selon la préfecture de police ces soirées prolongent la fête jusqu'à l'aube et favorisent la consommation d'alcool et de stupéfiants. Ils ont déjà condamné ce mouvement mais il reste, semble t'il, quelques poches de résistance. La ponte d'un nouvel arrêté préfectoral devrait résoudre le problème sans trop de heurts...

Le glas a sonné pour les noctambules de tous poils

Toutes les cultures alternatives sont en danger, un univers tout entier de musique "underground" est menacé au nom d'une soi-disante "Lutte contre l'alcoolisme des jeunes", le fer de lance du ministre de la santé Roselyne Bachelot.
La préfecture de police cible aujourd'hui les bars de nuit parisiens qui sont menacés par un arrêté en date du 17 juin dernier. La nouvelle réglementation concerne les horaires de fermeture de ces établissements avant 2h au lieu de 6h du matin.
Ces bars ne répondraient pas aux normes de sécurité établies par l'arrêté (incendie, niveau sonore, issues de secours)et poseraient un problème de nuisance sonore.
Seules les boîtes de nuit et les grosses salles de concert peuvent remplir ces critères trop stricts et contraignants pour des petits bars de nuit organisant des fêtes occasionnelles. Or ces lieux de nuit sont surtout le refuge pour des Djs et artistes inconnus qui peuvent le temps d'un concert ou d’un Live-set être rémunérés par cette "économie de la nuit". Les patrons ne sont pas prêts à investir autant d'argent pour mettre leur bar aux normes pressurisées de ces mesures préfectorales. Certains ont même dû licencier du personnel du fait de la fermeture précoce à 2h.

On réalise que 80% de ces bars de nuit concernés sont en fait les établissements gais du Marais. Ce quartier a toujours été un bon baromètre de l'ambiance parisienne.
Depuis cet arrêté plusieurs établissements se trouvent en situation particulièrement difficile. Au « Carré« , rue du Temple, les effectifs passent de 23 à 7 salariés et les pertes en termes de chiffre d'affaires s'élèveraient à près de 40.000 euros par mois.
« Le Eagle«, rue des Lombards, perd 60% de son chiffre d'affaires quotidien et doit se séparer de 4 salariés.

Communautarisme seule réalité sociale

Les communautarismes sont tellement devenus imperméables les uns des autres qu'il devient impossible d'y pénétrer sans s'infiltrer. Il n'est pas aisé d'enquêter dans le Marais sans faire partie de "la communauté". Au "mixer bar" rue Sainte-Croix de la bretonnerie, comme au légendaire "Cox" de la rue des archives le journaliste qui ne travaille pas pour "Têtu" se prend un sacré râteau.

Ancienne Mecque de "la branchitude gay" et de l'attitude nocturne libre et sans limitation, le quartier se calme peu à peu dans une attitude bobo généralisée où tout le monde s'ennuie, se regardant vieillir dans le miroir déformé de la culture transformée en consommation frénétique du paraître. La suspicion a remplacé la subversion des genres. Il semble que depuis quelques années les mentalités ont évolué unilatéralement vers un effacement des positionnements, les gais ne sont plus en quête de reconnaissance, de visiblilité. Ils désirent juste accéder à "la norme" cette norme qui rend invisible les particularismes de chacun.

Tous au centre dans une similitude de pensée ennuyeuse et cadrée

La grande "Paris by night" a été sacrifiée au nom du dieu Télé, seul vecteur de l‘uniformité institutionnalisée, cette trappe à médiocrité contemporaine a le talent de transformer l'ombre en lumière. Les individus ne veulent plus penser, ils désirent seulement être divertis et vendus pour ce qu’ils ne sont pas.
Paris ne saurait aujourd'hui être comparée à Barcelone ou Berlin.
Qui aurait pu penser qu'un jour Paris deviendrait une ringarde bourgade que l'on comparerait à Bordeaux, Compiègne ou Montpellier?
Dépouillée de son âme libertaire le modèle dominant du faux bourgeois a tout uniformisé, la marginalité n’est plus, ne restent que les exclus.

L.P. (ISFJ - Spé)


Shiva Shakti Shanti
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07 October 2008

KATHMANDU Freak Street Part 2

TODAY'S NEPAL Une pluie magnifique réanime la nuit du 11 septembre, une mousson continue balaie toute la crasse du sol de la ville pour se jeter dans les rivières sacrées plus polluées qu'en aparté.

Que font-ils toute la journée attablés au Kumari's ces freak-streetiens néo-hippies? Aux temps de "Flash" de Charles Duchossois cette cour c'était l'Oriental Lodge "same same but different"...
Franchement on fume pas mal de pétards mais surtout il se passe une connection intergalactique sidérante de bienveillance mutuelle entre les différents people en présence, le tout saupoudré de tolérance absolument antinomique avec l'univers duquel nous sommes tous les produits, notre étiquette sociale habituelle se délave ici, c'est probablement l'effet Kiss-cool recherché, franchement on a parlé de tout sauf de ce qu'on faisait habituellement dans la vie, qu'est-ce que c'est reposant de ne pas avoir tout le temps à se justifier !


On ne refait pas le monde, on le discute, on dissèque les profondes questions de notre esprit et on partage avec d'autres chercheurs du soi les avancées de nos inspirations, le contraire et le semblable se réconcilient pour un instant, autour d'un chaï et quelques lassis.

Raréfaction de la solitude par entourages interposés la notion d'intimité est louche ici, c'est bizarre quelqu'un qui veut rester seul, suspicieux, les multiples portes qui mènent à autrui sont battantes il suffit d'être soi pour provoquer sympathie et affection.

Bien-sûr touristique le quartier de freak-street et son Kumari's demeurent dans le nepali stYle comparé à Thamel, se forme une bonne petite famille hétéroclite et impermanente de natifs népalais et de touristes de passage. En restant quelques temps à Freak Street on se sent vite un peu chez soi, c'est la raison pour laquelle il est difficile de partir, on est bien dans le rythme népalais, on prend ses petites habitudes pantouflardes routinières et bientôt on fait carrément partie du paysage, du quartier, ici tout le monde te dit bonjour, quelle que soit l'heure à laquelle tu te réveilles, finalement personne ne te juge les népalais sont d'un naturel très tolérant, les qualités de coeur prennent souvent le dessus sur le dogme.

Pour quelqu'un ayant l'habitude de l'Inde, l'hindouisme des népalais peut paraître un peu folklorique, plus soft et pourtant moins accessible.
Très peu d'hindus et bouddhistes sont végétariens au Népal, les restrictions alimentaires brahmaniques sont très peu observées en cette contrée où les conditions pratiques ont pris le dessus sur le côté restrictif du culte.

Disons que les entorses à la règle sont fréquentes, et sans tabou !
Le népalais se trouvant lui-même bien imparfait il se garde bien de te juger, un vent de liberté souffle dans leurs esprits inspirés par la tolérance.
Tu peux surprendre des jeunes couples qui flirtent dans les cafés, dans la ville l'attitude des jeunes ne laisse aucun doute sur leur préférence pour la modernité et le "western style".

La saison de récolte de ganja et surtout de sharras va bientôt commencer sur les pentes dures himalayennes, dans quelques jours le meilleur des hashishs sera disponible en kiosques, prix défiant toute concurrence, préparez les feuilles à rouler ça va tchater sec autour d'un tchia, on est quand même bien mieux au naturel !
Ici on ne peut pas trop fumer le shilom à part en lieu clos, il faut connaître les quelques lieux où on peut fumer des joints sans risquer quoi que ce soit, pourtant tu peux voir des vieilles montagnardes avec des fagots de ganja sur le dos traverser la ville sans encombre passant même devant l'armée et la police, c'est pas vraiment légal, c'est juste tabou; on fume tous, mais ça ne doit pas se voir.
Tout peut être très contradictoire parfois car un népalais qui se fait pécho à fumer un cône va passer un sale quart d'heure, c'est clair. Tiens un point commun entre cette démocratie naissante et notre vieille essoufflée de Marianne !


La police a besoin d'une dérogation spéciale pour contrôler un touriste, ça leur démange le bâton de nous aligner mais il leur faut un paquet de suspicion pour fouiller un occidental, simple fumeur de bedo c'est hors contexte.

Pendant la royauté le touriste-roi ne devait surtout jamais être importuné par les problèmes politiques ou sociaux du pays, le mot d'ordre c'était "laissez-les consommer" en toute impunité. Cela risque de changer avec la nouvelle disposition maoïste de l'état népalais...

Depuis que le nouveau gouvernement démocratiquement élu est en place avec Prashanda à sa tête tout est de plus en plus fliqué, maintenant les commerçants sont obligés de fermer boutique à 22h, surtout à Thamel on ne comprend pas bien pourquoi en ce tout début de saison touristique, la police arrive à une heure précoce et cloture la nuit dans ses frustrations du pas assez.

L'alcoolisme est très développé au Népal et le nouveau ministre de l'intérieur prétend vouloir endiguer le phénomène par ces mesures fascisantes...
La vie de nuit se résume à quelques lieux à Kathmandu, la plupart autour du pôle Thamel, quelques concerts au "Reggae bar", quelques teufettes-trance organisées par les russes au "Tongues and fairies", une ambiance adolescente R&B au "Funky Buddha", bref pas de quoi fouetter un canard pour un westener habitué à des degrés de débauche beaucoup plus intempestifs.

La sélection globale est en cours, un cul pommelé aux cheveux clairsemés de henné me supplie d'entrer dans sa boutique pour acheter des babioles prix défiant toute concurrence, le double du prix, very good price my friend, recentrage soudain sur le réel et la famine: les coeurs ont faim, il n'y a plus rien. L'inflation est galopante comme l'insécurité.
Pourtant si tu connais le bon prix des choses on te l'accordera sans trop de mal, il faut savoir les prendre de vitesse; par la gentillesse, il y aura toujours un honnête commerçant avec qui parlementer...


Le communisme c'est "travaille, tais-toi, et dors", ils ne prévoient pas énormément d'entertainment pour la population sensée trimer pour eux...
Peut-être qu'il s'agit d'un mouvement international de cocooning, nos gouvernants nous préfèrent à domicile le nez scotché devant le télé, si possible devant ces écrans contaminés par l'irréel de gogo-pouffes serrées dans des culottes sans fond.

Le cul haut-perché tient la place d'honneur; regarde mais ne touche pas, c'est que pour les riches, la vitrine à attrape-nigaud fait encore des émules.

Rhododendrons en fleurs, chevelure au vent du sud, inadéquation du bulbe, luminescence d'un regard plein d'amour après la distribution d'un donut échangé, "don't get attached to detachement", dude. Certains jours on se lève et on caracole comme un papillon du soleil, on relativise tout autour de soi et comme un poisson qui se serait adapté dans son bocal, on bulle.

Ma mission "chiens" prend une place inconsidérée selon certains, la vérité c'est que quand tu donnes de l'amour à un chien il y a 100% de chance qu'il t'aime en retour.
J'entame alors une période de générosité matérielle que je ne relie pas à la compassion mise en action qui est totalement désintéressée.
Pendant plus d'une semaine je passe ma journée à distribuer des aumônes aux êtres humains mes frères et soeurs. C'est parti la journée de saignée, je me lève, à peine respiré un vieux débris me taxe déjà de son bakchish j'ai même pas droit à un Namasté !

La générosité exaspère, tu t'éfforces de faire de ton mieux mais il n'y en a jamais assez.
C'est au tour de la vieille dame moisie l'actrice commedia del Arte tu ne peux pas résister elle est trop excellente sa prestation, les faux babas vêtus de toges oranges royales se succèdent à la table du Kumari's, ils viennent chercher leurs 5 roupies chacun leur tour. Haillons verts sur tee-shirt étripé les yeux remplies de Kajal noir tu ne peux pas éviter leur regard perçant qui te supplie de leur donner, une glace, des biscuits, des sous, un peu de superflu dans ce monde réel. Un vieux papi courbé par les charges de la vie vient tenter sa chance, son seul espoir c'est essayer de grappiller quelques roupies aux étrangers de passage pour payer son traitement médical, il n'existe au Népal aucun système social d'aide des plus démunis, rien ne peut les dépatouiller de leur merde pas enviable.
Cette semaine m'a épuisée, comme une éponge je suis séchée, de mauvaise humeur j'ai mauvaise mine, je ne peux plus faire un pas dans Kathmandu sans être taxée.
En effet les nombreux bénéficiaires que j'avais choisi par affinité se passent le mot et bientôt la française bizarre au bindie noir est submergée par les doléances sans fin des uns et des autres... Je passe mon temps à distribuer des repas, des sous, des biscuits et du lait, payer des chais en nombre, et à la fin de la journée on me taxe encore.

Il n'y en a jamais assez avec les êtres humains, considérer qu'on pourrait influer sur leur condition présente ne semble être qu'Ego, en fin de compte il ne faut pas se prendre pour Dieu, voilà une des clés qui mène au paradis sur Terre.
C'est terrible mais à l'usage on comprend qu'assister humanitairement c'est surtout se donner bonne conscience, être à l'aise avec son aura personnel, donc l'objectif à la base était loin d'être désintéressé.



Un peu d'amour et de soins infirmiers distillés à quelques enfants livrés trop tôt à la vie m'auront valu une respectabilité réelle dans le quartier. Quand on fait toujours ce qu'on peut avec le peu que l'on a, la connivence avec les autres humains est totale et contaminante.

A un moment j'ai craqué et me suis recroquevillée comme une huître dans mon antre en me focalisant sur mes toutou-chiens...
Je me réconcilie avec la vie grâce à ces perles canines disséminés comme la peste.

Distribution de biskits, restes de nourriture oubliée dans les restaurants et surtout amour inconditionnel du "nous", maternage bien engendré et don de soins corporels en urgence, pureté de l'objectif absolument désintéressé.
Les chiens me reconnaissent, je suis peut-être l'une d'eux...

Mon BéBé-Chien from Freak Street

A Kathmandu comme ailleurs la durée de mon séjour dépend souvent de la présence d'un chien "shiva-chien" qui n'est pas vraiment un chien et que je dois éduquer et aimer pour un instant, une semaine, un mois ou quelques minutes, j'apprend avec eux l'amour sans attachement et parfaitement altruiste, une perfection dans le regard et la vision claire des auras sans jugement.
Ici je fais partie de la meute de Freak Street, comme à Gokarna pratiquement tous les chiens sont des Shiva-Chiens, c'est à dire des âmes humaines en régression incarnées pour une courte et difficile pénitence de vie de chien, en s'occupant d'eux avec amour on rappelle aux hindus que le chien est un animal sacré au même titre que la vache sacrée Gaumata, notre mère nourricière. Chien le véhicule sacré de Bhairav et sa shakti Kali, dieux ultimes, "superviser" de Shiva.

Goutte après goutte la jauge se remplit de bonne action désintéressée pendant que les êtres humains critiquent, du peu d'attention leur restant, désolée, trop décevants ces êtres humains aucun miroir ne s'est jamais présenté.

La vie suit son cours à la Green Lodge et le temps passe vite quand on se sent presque chez soi. Le jeune Dinesh me monte mon chai du matin et je lui file un bon pourbiche, non petit mignon je ne peux pas te donner mon I-pod. Il faut aussi apprendre à ne pas trop en montrer.
Tous les jours Raj Kumar, 13 ans ramasse les bouteilles en plastique jonchant les ruelles tortueuses et majestueuses de Kathmandu, je lui offre souvent du chai ou un repas de dhal-bhat (riz-soupe de lentille et légumes, plat favori des népalais) et nous discutons, il parle assez bien l'anglais et possède une insolence qui fait de lui un vrai "roi" de la rue.

Raj signifie Roi en Hindi

J'aimerai rêver que cet enfant sorte un jour de sa condition mais la réalité oblige à plus de réalisme, son oeil de guerrier ne suffira pas dans cette réalité de caste.

je suis connue comme le loup blanc ce n'est pas mousseux de le dire, à cause de la Kali Dance devant le palais de la petite Kumari, mais aussi pour mon attitude générale, je suis toujours avec les gens de la rue, les pauvres enfants ou les chiens errants, accomplissant mes divers karma jobs de la journée, en un sens j'avance désintéressée vers le bon chemin.

Je pense un peu à K. c'est le D.Day entre le 17 et le 21 septembre, il s'en fout comme de son premier mensonge, je celèbre seule dans mon coeur le non-évènement.
Son âme continue de m'atteindre par vagues et secousses intermittentes d'interconnections mystérieuses télépathiques on ne peut plus réelles en sensations.

Peace Love Light from shiva shakti shanti

shanti999@hotmail.com

FREAK STREET PART 1 == http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/08/kathmandu-freak-street-part-1.html

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"PUNK IS NOT DEAD, IT'S JUST SMELLING LIKE FUNNY..."


' The time process can't bring the new, Time Is Not a Way of Creation.
In the process of time there is no transformation there is only a continuity and no ending.
In the process of time there is nothing but Recognition.

It is only when you have complete cessation of the time process, of the activity of the self, is there the New, is there Revolution, is there Transformation.

So Love is not of Time you can't come upon it through any conscious effort, through any discipline, through identification, which are all a process of Time.

The Mind, knowing only the process of Time, cannot recognize Love.
Love is the only thing that is new, eternally new.

Since most of us have cultivated the Mind, which is a process of Time, which is the result of Time, We Do Not Know What Love Is. '

KRISHNAMURTI
"Reflections on the self"

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10 September 2008

Clôture des jeux olympiques à Kathmandu: Marche pour la paix "Save Tibet "

Swayambonath Stupa, also called 'the monkey temple'
23 AOUT 2008:
Peace's March from Bhodanath towards Swayambonath


A l'occasion de la clôture des jeux olympiques le "Nepal Tibetan Solidarity Committee" a organisé à Kathmandu une marche pour la paix afin d'attirer l'attention sur le sort des tibétains, leur exil dure depuis 50 ans maintenant, objectivement quel bilan peut-on poser aujourd'hui sur le choix pacifique non-violent de ce peuple ?

Qu'ont gagné les tibétains ? Une côte de sympathie inébranlable ! ! ! Pour quels résultats concrètement ?

Oui mais les drames continuent au Tibet, meurtres, disparitions, torture, viols, davantage de réfugiés arrivent chaque année à Dharamsala via le Népal, dans la pratique le monde s'en moque, finalement seuls l'Inde et le Népal ont concrètement aidé le peuple tibétain à survivre dans leur exil.

Le reste n'est que du vent bien emballé. Tout n'est que marketing. On se sert des tibétains comme de faire-valoir.

La destruction systématique de la culture tibétaine n'a suscité dans le monde qu'une forte compassion mielleuse d'indignation passive, vide et inutile pour le peuple toujours en proie aux chinois qui l'a englobé stratégiquement, et durablement.


"This is a selfish world my friend, no one cares for anyone. Praying for all sentient beings is outdated, nirvana is for self only..."
(from the tibetan movie "We're NO monks" by Pema Dhondup )

Sypnosis et analyse "Entre errance et violence" par Topden Tsering http://wizzz.telerama.fr/Rangzen/blog/680503647


L'espoir a quitté les yeux, il ne reste qu'un grand vide.
Cette marche pour la paix semble incomplète, en effet tous les rebelles éventuels avaient été préalablement mis hors d'état de nuire par la police népalaise.
Prashand, le premier ministre maoiste, est parti à Benjing assurant sa majesté pékinoise qu'aucun débordement n'aurait lieu à Kathmandu pendant la fermeture de ces jeux.

Notre "marche pour la paix" qui avait pourtant une allure bon enfant n'a pas été autorisée à monter jusqu'à l'ambassade de Chine, le rassemblement d'environ 2000 personnes s'est alors gentiment dispersé dans le calme après avoir chanté l'hymne national tibétain, un prasad fut distribué à tous pour calmer les estomacs (chapatis oily et aloo curry).

Ensuite seulement les prières des moines tibétains ont résonné dans l'espace d'une symphonie éternelle, la sérénité a repris le dessus par cette communion des esprits en une vacuité de forme.


Finalement c'est très bien ainsi, aucun brother ne sera passé à tabac, et puis franchement, quel intérêt de se faire arrêter à coups de bâton, se faire ficher et black-lister par les taupes?
J'ai peur que par désespoir certains tibétains se mettent en scène pour attiser la compassion internationale, un bon cliché plein de sang sera retenu par l'oeil du blanc solvable, la surenchère des images fait que plus personne ne s'indigne de rien, on laisse tout faire hypnotisé par l'écran qui trouble la vue et la vie, rendues passives.

On parle sans cesse du Dalaï-Lama, béni soit-il, invité de toutes les nations, mais quand parle t'on des tibétains exilés, assimilés, englobés, dénaturés, défoncés par l'alcool et la drogue, en quête d'une identité dérobée en même temps que leur mère patrie?



Pour libérer le Tibet, peut-être faudrait-il convertir la Chine, après tout avant d'être communistes eux aussi étaient bouddhistes, la voie du Dharma finira bien par les atteindre à un moment ou un autre ils retrouveront leur essence, alors le Tibet pourra se libérer de lui-même, de l'intérieur.


Je ne crois pas que les chinois soient très forts en linguistique anglo-saxonne, pourtant quand les activistes demandent de libérer le Tibet, leurs slogans sont toujours écrits en anglais, à qui s'adressent-ils ?
Qui va libérer le Tibet ? Au lieu de toujours regarder à l'extérieur on ne cherche pas à régler les problèmes de l'intérieur.
Faire des courbettes à l'occident dollarisé se semble donner aucun fruit, et on reconnaît l'arbre à ses fruits, n'est-ce-pas.

Le Tibet se libèrera de lui-même quand il sera solide les chaînes se casseront d'elles-mêmes sur l'impérissable sommet du monde.
L'apparition régulière de sa Sainteté le Dalaï-Lama auprès de George W.Bush ne semble pas très appropriée, galvauder son image pour obtenir des milliers de visas est-ce bien raisonnable ?

Il existe toujours un antagonisme fort Est-Ouest de cette population tibétaine et il risque de s'accentuer encore avec la réouverture de la route reliant l'Inde par le Sikkim à Lhassa et Shigatzé, logiquement le Karmapa du Sikkim verra son pouvoir s'accroître, bien que les Gelugpa détiennent leur propre Karmapa à Dharamsala.


Le stupa de Bodhanath à l'est de Kathmandu serait le monument bouddhique le plus sacré au Népal, alors que Swayambonath à l'ouest serait le plus ancien.
Ne pouvant entrer à l'intérieur d'un stupa, on tourne autour dans le sens des aiguilles d'une montre selon les bouddhistes, en sens inverse selon l'ancienne tradition Bön.
Un os du Bouddha historique Shakyamuni ainsi que d'autres reliques sacrées seraient contenues dans le coeur du stupa.

Lors de mon premier voyage au Népal en novembre 2005 j'avais hanté ce lieu pour en détecter les différentes vibrations contradictoires, et en observant participant j'avais mieux perçu les nuances entre les différentes familles du bouddhisme tibétain surtout en m'imprégnant de la compassion mise en action sur place.

En chaque tibétain sommeille un shaman, constitutif secret au coeur de la pratique bouddhiste.

Me proposant au moindre karma-job j'ai eu l'occasion de repeindre les cadres entourant les moulins à prières du stupa pendant 2 jours en récitant le mantra "Om Mani Padme Om", ce court travail aurait des conséquences karmiques non négligeables et je ne m'en suis pas privée !

Malheureusement force est de constater que cette année le dôme du stupa appelé "Khumba" habituellement recouvert de chaux s'est détérioré et reste fermé au public, quelle frustration de ne tourner en rond qu'aux étages inférieurs !

Est-ce dû à la pollution recrudescente à Kathmandu ou au peu de moyens alloués par l'état pour remettre le stupa sacré en état pour le début de la saison touristique ?



Espérons que les lieux de culte seront préservés par cette nouvelle démocratie naissante du Népal. Culte-Culture-Maoïsme feront-ils bon ménage ?

(par Shiva Shakti Shanti)

Pushpa Kamal Dahal 'PRACHANDA' - New Nepal's Prime Minister (Maoïste)

Référencement Gratuit

23 August 2008

KATHMANDU Freak Street Part 1

video


Vendredi 8 aout:

08.08.2008 à 8.08 P.M * Les jeux olympiques durent 15 jours, top chrono, 8, chiffre de la planète Saturne symbole du karma et de l'infini perpétuel, tic-toc et wè la mascarade internationale a commencé.
Chauds les égos, chaud. Pas moyen de trouver une télé pour regarder la retransmission de l'ouverture des jeux à Pekin, tout le monde s'en bât les couilles à Kathmandu!

Les tibétains, peau de chagrin, aucune libération n'est au programme publicitaire, le nouveau code secret magique serait "Save Tibet" au lieu de "free Tibet", Dream is over il faut pas se leurrer. Des milliers de tibétains arrêtés devant le consulat de Chine à Kathmandu, chaque jour depuis le début des jeux, ils seraient tous relachés le soir même.

Mais tous ces mouvements se sont vite calmés, les autorités népalaises ont promis aux chinois de faire la police stricte quant aux manifestations pro-tibétaines, et toutes ces arrestations ne serviraient qu'à des fins de fichage et de prise de photos des manifestants.


Samedi 9 aout:

Je n'ai pas écrit une ligne depuis mon changement de chambre à la "Green Lodge", tout va pourtant mieux avec une salle de bain correcte dans la chambre pour 250 roupies népalaises la nuit (soit 2,50€), et puis la porte ferme bien à double tour, il y a même un safety-tiroir dans l'armoire, le tout tenu par un papa digne et son fils qui se relaient pour monter la garde, on se sent tout de suite mieux dans la good vibration.

La cerise sur le gâteau c'est qu'il y a de temps en temps une connection wifi non sécurisée ! Du coup il n'y a que des locataires à long terme...

Je suis tombée malade et avoir ses propres sanitaires dans ce cas là c'est le grand luxe, pendant quelques jours je ne pouvais pas m'éloigner plus d'une heure de ma chambre, ce fut un grand moment de vidange, après il faut réapprendre à manger comme un petit canard après une grande tempête sur l'atlantique.

Kathmandu Freak street (de son nom népalais "Jocchen") c'est le genre de lieu où tu stagnes, dans un vent de j'men foutisme ambiant tu squattes les restaurants en terrace et les guest-houses, tu passes ta journée à discuter avec les principaux westeners et népalais en présence, tu te balades dans les nombreuses ruelles à l'affût du changement d'horaire, une ambiance baba-cool de travellers au long cours perdure, il nous manque quelques musiciens, où sont les brothers ?
Vendredi 22 aout 2008:

La jungle Freak-Streetienne offre un panel de travellers bien gratiné.

Côté français on est servis de toutes les sauces, il y a le prof de philosophie du lycée français de Marrakesh qui croit vivre dans un monde de bisounours idéal où chacun aurait sa chance grace à "la laicité"; la sister prosélite algérienne reconvertie au catholicisme à Calcutta qui au contraire voit le mal partout en vagues d'angoisses permanentes de précautions; l'argentin fils de diplomate intellectuel qui donne des cours en CIA et autres lectures savantes tu peux pas en placer une le mec il va t'apprendre à penser; le saltimbanque de la sarthe qui vit de sa manche depuis quelques mois après un périple en Chine; l'amatrice de tai-chi qui a pris l'accent espagnol même en français; le petit couple tout propre sur lui parti en vadrouille improbable sur route masochiste au Bihar; le sans-gêne cheveux sales qui se prend pour le roi du village et bien-sûr mon voisin le bloggeur hémérite qui a définitivement quitté la France pour installer sa base en Inde à Varkala dans le sublime état du Kerala.


----> Franck et son blog : http://3moiseninde.over-blog.com/


Les aigles aux abois se pavanent d'ennui, et les chiens des rues réclament leur "biskit".

Récréation de l'habitude, pérégrination en altitude, vénération de la servitude avec identification nombriliste à la clé, on est les rois du monde tant qu'on a de la roupie en poche, et il faut savoir la distribuer pour mériter le respect, nous ne sommes qu'invités et il faut se rappeler qu'avant 1950 il n'y avait pas de visa touristique pour le Nepal, il fallait montrer patte de velours.
Je crois qu'aujourd'hui encore il faut être prudent, car j'ai remarqué que la moutarde monte très vite au nez du népalais quand quelque-chose ne tourne pas rond, il voit vite rouge...
D'un état parfaitement shanti, pour une broutille de notre point de vue, un népalais peut passer dans un état de colère noire avec des yeux qui font peur tellement ils sont pleins de couteaux.
D'un coup tu redeviens un étranger il n'y a plus de "good friend".

Ici le moindre cheveulu boulanger peut paraître "cool", tu t'entiches d'une gourde japonaise pour flamber devant les copains, tu jappes des idioties rhétoriques communes pour cacher ton agressivité, et c'est parti le tour du monde ! Qu'est-ce qu'ils sont boring ces ptits mâles de base on dirait une génération de rabougris à la vingtaine, ça promet pour demain, ça croit tout savoir, alors que ça ne s'intéresse à Rien.

L'économie du vide c'est l'anatomie de la vraisemblance, un raté déguisé vaut mieux qu'un initié outcast.

Tentative sexuelle avortée, mignon en âge de K., il avait les mêmes oreilles, un goût amer de saleté échangée en un regard d'envie - viande avariée - après 3 secondes de prétention la machine emballée s'est grippée de toute sa substance suffisante pour me déshonnorer d'un Non. Le jeu minable hétérosexuel est navrant, d'amour ne perdure que l'ombre d'un soleil épuisé par son rayon de suffisance. Une salope qui n'en peut plus de se faire prendre, voilà la pauvre image qu'un mec a d'une fille "Libre".
Reloutance des à-prioris la médiocrité de l'actuel résonne en une symphonie de mensonges acceptables. Réalisation monstrueuse sur la nature des rapports dits "normaux" en nos contrées babyloniennes, masse d'ignares en masturbation perpétuelle.
Bagatelle du risque zero. Prise de risque inutile vu le rien.

Un bon plan de traveller à Kathmandu consisterait à débarquer le vendredi soir au casino, entrée gratuite, buffet royal à volonté, cigarettes et boissons sans alcool offertes, le tout dans une ambiance cabaret, nepali-cancan sur scène guimauve tartine et chocolat, de chaudes danseuses dynamiques du cul, j'ai pas demandé si elles font des extras en fin de soirée mais ça ne m'étonnerait pas. Les danseurs me lancent des regards intéressés je me demande s'ils m'ont pas prise pour un recruteur de Bollywood !

Pourtant on est arrivés comme des fauchés à sept Freak-Streetiens tous dans le même taxi, le patron faisait un peu la tête, vue la touche de certains c'est clair qu'on a l'air d'incrusteurs de première qui vont pas miser beaucoup sur les tables de jeux, mais bien remplir les grosses assiettes de plats divers et variés.


Pour boire de l'alcool à volonté, rien de plus facile, se mettre sur une table de jeu, et jouer au moins 1000 roupies népalaises, soit 10€ à changer en jetons de casino.
Le champagne arrive à gogo, ya plus qu'à demander aux nombreux personnels en place.


Pendant ce temps les femmes peuvent se faire mettre du vernis à ongles, ou consulter un astrologue, aux frais de la princesse, le tout étant pour inviter les hommes à rester davantage et jouer de l'argent. Voir des japonais se griser ça a quelque-chose de triste on se dit où sont les samurais ? Malgré leurs lunettes ultra sophistiquées ils avaient l'air de cloches.

Je n'écoute pas les pensées des autres, sinon je deviendrai folle !

Peace Love Light from shiva shakti shanti

FREAK STREET PART 2 == http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/10/kathmandu-freak-street-part-2.html

1er AOUT 2008, ARRIVEE à KATHMANDU CITY == http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/08/aout-2008-arrivee-kathmandu-city.html

shanti999@hotmail.com