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9 décembre 2011

RISHIKESH DIARIES - MAHAKHUMBA MELA TIMES…

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© Shiva Shakti Shanti 
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RISHIKESH DIARIES - KHUMB MELA TIMES…


Pour l’instant Gokarn me manque.


Les au revoirs à mes toutou-chiens a été plein de larmes. Et comme prévu les larmes ont séché en un espoir positif d’avoir donné des armes et de l’amour constructif. Pour survivre par l’amour dans ce monde sans amour justement. 


= Voir mon texte: "LA MISERE HETEROSEXUELLE I - GOKARNA DIARIES" http://shivashaktishanti.blogspot.com/2011/05/la-misere-heterosexuelle-1-gokarna.html





De nos jours tu passes de l’Inde du Sud à l’Inde du Nord en un clin d’œil, sans être trop fatigué ou bouleversé par le voyage. Finies les journées perdues à faire la queue au « Foreign counter » de la gare Victoria de Bombay pour obtenir un billet de train longue durée. La dame qui s’occupe de nous parle anglais tellement vite que je ne vois pas comment un nouvel arrivant « first time in India » pourrait capter quoi que ce soit à ses brumeuses explications. Elle fait partie du voyage, au lieu de te simplifier la démarche, elle va te faire douter et compliquer la marche à suivre. 35 heures de train au bas mot pour faire un Bombay-Dehli, le direct de 23 heures étant toujours plein en saison tu peux toujours te brosser pour obtenir une couchette. Tu le fais une fois pour l‘expérience, après tu l’évites à tout prix. Aujourd’hui les nouvelles compagnies aériennes indiennes low-cost proposent des vols Bombay-Dehli à moins de 60€. Il suffit d’acheter son billet en ligne à temps grâce à makemytrip.com notamment, qui accepte les cartes bleues européennes. Les avions sont récents, le personnel nombreux est charmant, les aéroports sont flambant neufs. 


MUMBAI (Bombay) dans le train équivalent au RER en France. (Woman side -Class A)
L’Inde déteste le tabac et pourtant elle a mis à disposition dans ses aéroports les meilleures « smoking rooms » du monde. Si l’Inde s’enrichit, elle offre des infrastructures publiques impressionnantes. Il faut voir le nouveau métro de Delhi pour le croire. Pourtant j’ai peur que cette « new India » se mette à ressembler au reste du monde dans son béton et sans GauMata (= vache sacrée). 
MUMBAI (Bombay) le matin à l'heure de pointe
Ma maman India s’évapore dans l’impersonnelle Babylone où les friqués sont les rois. Pas étonnant que tous les babas tombent dans l’alcool et le Brown-sugar, ils ont été détrônés socialement par des impies qui ne puent pas des pieds. 


Taxi in Mumbai (Bombay)
* Toutes les photos de la Khumb Mela 2010 à Haridwar = http://www.flickr.com/photos/shivashaktishanti/sets/72157627936155568/


HARIDWAR MAHAKHUMB MELA 2010, Ambiance policée, pûjâ monnayée, Bhakti bradée. 




Une première Khumb « commerciale » dans l’histoire millénaire des Khumbs même le jour de Shiva Ratri on croit rêver debout. Une horde de flics, des milliers de moutons en file. Bloqué dans la foule tu ne vois rien. Le terrorisme est passé par là. Au lieu de musique, dévotion, illumination shilom et bholenath on ne voit que matraques, bamboo-stick et kalachnikov. Je suis assise à attendre qu’un policier me laisse passer le pont vers le Saint des Saints, Har Ki pauri, le ghat où les sâdhus se baignent. La spiritualité n’est plus en vogue, ça se ressent à tous les étages. Les dévots veulent s’approcher de celui qui a la montre en or qui brille de mille feux. Les babas encaissent, les matajis se pressent à l’autel pour obtenir une bonne tape dans le dos. Waouh Guruji c’est porteur comme occupation. Il compte les billets de roupies reçues en donations au fur et à mesure de la journée. Oui mais Baba give! Chai et bouffe gratuite autour de l’arbre de Durga. Par contre ils choisissent les bénéficiaires je ne suis pas sûre qu’un intouchable puisse autant bénéficier de leur générosité que moi-même, occidentale aux yeux bleus. En fait je ne vois que des êtres humains, des gurus défaillants et des élèves imparfaits qui se prennent déjà pour maîtres. Il n’y avait pas grand-chose à apprendre que je ne savais déjà alors j’ai observé, pris des photos, traîné avec les babas et fumé des shiloms pour oublier l’ère de décadence que nous traversons tous. 


* Voir aussi mon article sur Wordpress * "LA MAHAKUMBH MELA, LE PLUS GRAND PELERINAGE DU MONDE, SE POURSUIT SANS ENCOMBRE."http://shivashaktishanti.wordpress.com/2010/03/24/la-mahakumbh-mela-le-plus-grand-pelerinage-du-monde-se-poursuit-sans-encombre/


Back to Rishikesh… JAY GANGA MEIA ! ! ! 




- Ram Jula - Le chant du brahmane retentit, c’est l’heure de "Ganga Aartis", pas de doute je suis bien dans cette Inde authentiquement hindouiste. On va rendre hommage au fleuve sacré qui porte l’histoire de l’Humanité toute entière. Pourtant tout s’est commercialisé depuis une dizaine d’années, surtout la fabuleuse Ganga pûjâ quotidienne à Parmath Niketan. Heureusement d’autres aspects de la vie indienne restent immuables. 




Quand tu t’adresses à un brahmane tu ne lui dit pas un simple « namasté » tu lui assènes un « Ram Ram Ji » plus poli. « Hari Om » convient mieux pour saluer quiconque dédie sa vie à Bhakti, la dévotion. C’est aussi une bonne manière de saluer un sâdhu, bien que « Om Namoh Narayanaya » soit la formule la plus respectueuse de toutes, particulièrement pour saluer un maître que l’on considère comme Satguru.




L’Inde sans les motos et les jeeps est majestueuse, grande, colorée de mille feux qui ne coûtent pas un sou. Toutes ces couleurs au vent des saris brodés de fils d’or ou acrylique redoublent de majesté. Un concombre juteux avec un peu de sel et ça repart pieds nus vers Neelkanth et ses 21kms depuis Rishikesh. Quelques mamies se perdront au passage, mais des haut-parleurs rappellent à tue-tête le nom des malchanceux perdus dans la foule. Des milliers de personnes sont là, comme un convoi de pénitents vers la grève de l’espoir d’être pardonné de n’être qu’imparfaitement humain. Je me nourris de leur regard perçant parfois désapprobateur, mais plein de cette sincérité humaine, et qui me parcourt le long de la spinale jusqu’au cœur. Les énergies se repolarisent dans le bon sens par simple effet de miroir. We are One. 




Chacun a son petit truc pour séduire, se mettre les uns et les autres dans la poche. En moi coule un sang franc et colérique qui me ferme les portes de la mutualisation. Je trouve aux humains de moins en moins de qualités profondes mais de surface, selon l’air du temps. On adopte telle ou telle autre attitude, tel un caméléon on reprend juste la partie de jeu en cours. Tu crois douter sur ta place sur l’échiquier, mais non t’es qu’un pion, où que tu sois. 


- Lakshman Jula - Pour la première fois je décide d’aller habiter dans le ghetto du touriste étranger lambda. Je me sens vide, je n‘ai envie de rien, et personne ne saurait m’inspirer d’idées enthousiasmantes. Je me consacre à mes chiens des rues. Notamment KATPATI dont vous pouvez lire l’histoire en suivant le lien suivant:
http://www.uniteddogs.com/fr/dog/katpati623 
http://www.uniteddogs.com/fr/dog-of-the-week/previous/191769 


Je fais de la résistance à Ganga beach en posant mes fesses bronzées sur mon longhi violet Gokarna offert par mes amis Nabilji et Moona. Pas moyen de m’en faire décoller, je veux conserver ma bronzitude comme une bonne française indécrottable. Je chante mes mantras de dévotion à Ganga et je danse, même assise comme d’habitude à ma Kali place. Mais en maillot de bain. Comme à Gokarn. La police locale vient souvent pour nous chasser, mais toujours on revient comme des saumons dès que Surya pointe son nez. Si j’avais un peu de sous je donnerais un bakchich à ce flic sympathique, qui finalement vient se rincer l’œil tout en vérifiant que personne ne se noie. En revanche, les flics en civil sont moins sympas.


* Video JAI GANGA MEIA Rishikesh LaxmanJula (© Shiva Shakti Shanti)
http://youtu.be/sEUBZP3Ot7U




Je retrouve Liora et Audrey au « Little Buddha Café » ou au « Freedom cafe ». Même équipe charmante et dynamique. On y mange des fruit salades, omelettes, momos et autres avocado-toasts sans aucune culpabilité. Au « Ganga view » on ne peut plus fumer. L’accueil sympathique est cependant resté le même avec un propriétaire respectueux qui propose le meilleur « yak-cheese oregano tomato toast » de toute la région. A moyen terme, les étrangers vont être parqués dans des ghettos touristiques comme celui-ci où il devient impossible d’acheter quoi que ce soit à un prix normal indien. Ce n’est d’ailleurs même plus marrant d’essayer de marchander, car ils refusent, c’est d’un ennui. J’achète des chaussettes tibétaines à 150 roupies au lieu de 50. Je m’en fiche de tout, même de me faire voler. Tu es un blanc, « gauri » tu dois payer le prix fort et puis c’est tout. Les riches indiens reprennent les lieux, comme si on leur avait gardé la place au chaud. Les roots people se font rares aussi et à part quelques exceptions beaucoup de ceux qui sont là se la pètent. Une génération standardisée de couples qui n‘a pas grand-chose à dire et n‘observe même plus tellement elle est centrée sur son nombril. Une attitude sectaire complètement obsolète circule entre les groupes. D’humanité ne reste que vanité du paraître. Un vide absolu.


Ceux qui sont dans le refus crèvent plus tôt. « Smoking kills » c’est marqué sur tous les paquets de clopes maintenant, même en Inde. Ils devraient faire pareil pour l’alcool, une véritable hécatombe se prépare. Qu’on me jette dans Ganga comme toutounette, je ne trouve plus de sens à cette existence. Il n’y a plus d’opportunité de liberté, seul l’esclavage domine la masse. Les autres s’en balancent tout en haut de la pyramide. Nous les pauvres, on se contente de tourner autour, tout en la construisant à nos frais sans jamais en atteindre le sommet. Où ça des opportunités? Je ne vois qu’opportunisme. 


Lynchée lors du festival de HOLI.




Les hindous célèbrent à l'équinoxe de printemps la fête des couleurs, au cours de la pleine lune de février. Tout le monde s'asperge de poudres colorées. Une sacrée zizanie qui dure deux jours à travers toute l'Inde. Les vaches et les chiens, animaux sacrés de Shiva sont copieusement saupoudrés, aujourd’hui tu as le droit de retomber en enfance. C’est marrant on rigole à se projeter des couleurs dans une ambiance de gamineries et bombes à eau. Tout se passe pour le mieux côté Ram Jula, le respect et la sympathie sont de mise. On a même fait une fête dansante jusqu’à minuit ce qui est exceptionnel dans pareil lieu sacré. 


Du côté Laxman Jula attention là pendant Holi c’est une toute autre ambiance. Condescendance hypocrite parsemée de violence contenue qui explose à la moindre occasion alcoolisée. A l’heure du Far West il faut écraser tout le monde pour s’en sortir soi, un schéma connu de l’Occident. Œil pour œil, dent pour dent. Pas de quartier ! Une haine viscérale, profonde et incurable rejaillit comme du pus par l’alcool avalé comme du thé au lait par ces protagonistes enragés au visage masqué. Ici ce n’est plus du tout sympathique, la horde d’une trentaine de jeunes cherche à lyncher du blanc. Ils t’attrapent et te mazoutent le visage avec de l’huile de moteur de voiture. Ton visage est brûlé pour trois semaines. Si tu refuses ils te coursent à trente pour te bastonner, t’humilier et te remettre à ta place d’étranger, qui, même s’il fait tous les efforts d’intégration n’est plus le bienvenu en Inde au moment de Holi. Sauf si tu viens dépenser tes tunes en pagaille et donner ton cul, car on le sait bien « les femmes blanches ce ne sont que des putes ». Et si on ne peut pas les enfiler on va les humilier sur la place publique, pour les punir d’être Libres, riches et indépendantes. Ce fut la première fois de toute ma vie en Inde où j’ai ressenti autant de haine autour de moi. Comme une intouchable à qui on afflige un « bambou massage ». C’était à Laxman Jula. Étrange comment ce sont les indiens qui vivent du tourisme qui nous détestent le plus. Nous dénigrant froidement on devrait les boycotter, les punir à notre tour, leur claquer le cul avec notre pouvoir d’achat. Si vous voulez être en Inde, allez plutôt à Ram Jula. 




Boule à Zéro - Rasage rituel de mes cheveux.

Il était temps de changer radicalement. Offrir ma longue chevelure à Ganga en même temps que les cendres de mon frère FP.Mény, écrivain parisien, clochard de France. Je l’ai déversé au moment le plus sacré de la MahaKumba Mela. Comme les sâdhus il avait renoncé. Avec mon crâne rasé je ressemble à mon grand frère. On dirait une amazone. Ou une grosse lesbienne camionneuse, fais chier. Je découvre ma véritable couleur de cheveux: grise, poivre&sel à 35 balais, double crotte. Je me sens vieille, obsolète, asexuée, entre deux âges, deux réalités. Alors que je ressens une cassure profonde depuis que je me suis faite lynchée à Holi, un autre évènement punitif est venu m’abattre deux jours après que je me sois rasé le crâne: j’ai été EMPOISONNÉE. J’ai mangé un Malai-Kofta piégé. J’ai vécu un cauchemar en vie pendant 48 heures. En parallèle ma mère était hospitalisée en France pour une énième hypoglycémie. On s’est pris cher en même temps. 


Le poison qui a été mélangé à ma nourriture est monté à la tête, sous forme de sueurs froides puis fièvre chaude. Je suis restée deux jours entiers haletante, seule, dans la position de sécurité sans même pouvoir fumer une cigarette tellement j’ai souffert de l’immobilisme du souffle. La vie, quand tu flippes qu’elle te quitte, te secoue les poils transpirants de faiblesse. Vomir, cracher, souffrir, haleter respirer, la peur de péter une durite pendant une secousse respiratoire fiévreuse. Dégouliner de douleur quand tu es conscient. Beaucoup de rêves, des délires en images claires . L’esprit est malin, il fait dormir le corps le plus possible pour moins se sentir souffrir. Quelle belle bête. Le cerveau n’est plus maître à bord, il ne dirige plus aucune opération, seul le cœur tient à un fil. Tu en comprends toute sa grandeur. Quand il n’y a plus personne, il est là, vaillant se suffisant d'un battement modeste il s’accroche. Toute l’énergie est centrée sur ce cœur qui tient seul la route. 




J’imagine que si mon cœur avait eu dix ans de plus, il aurait lâché. C'était trop intense, trop mortel. Dans l’hôtel à Laxman Jula où je résidais, ils ont mis deux jours à appeler un médecin pour moi, femme française seule sans argent. Tournis, vertige, perte d’équilibre toujours du même côté et estomac en vrac sont des symptômes qui ont encore duré plus de trois semaines. Pas de diarrhée. C’est pourquoi j’ai réalisé que j’avais été empoisonnée. Tout te monte à la tête comme du feu. Le médecin a confirmé mon hypothèse. J’ai encore pardonné à Rishikesh. Pendant cette semaine maudite « ils » ont aussi empoisonné deux de mes chiens des rues… Comme pour me mettre en garde. 




La phallocratie est l’ennemi de l’Homme.


Cela devient insupportable de voyager seule en Inde comme femme fière, respectable et agréable. Il faut tout le temps se défendre de ne pas être ceci ou cela. Se justifier sans arrêt de ne pas être ni une pute, ni une caisse enregistreuse de roupies. Certains croient trop qu’on vient là pour leur servir de sécurité sociale. On ne leur apprend pas à se rebeller, à demander à leurs gouvernants de pallier à leur manque de moyens. Je viens d’avoir un argument avec un vieux brahmane qui me demande de quitter le ghât où je squatte depuis toujours avec mes potes baba. J’ai pété un câble lui faisant un sermon sur le respect, et je lui annonce avec force que ses filles, et ses petites-filles allaient prendre sa place, puisque lui n’éprouve du respect que pour son extrême semblable. 




Ai-je parcouru ce pays seule, de long en large pour me laisser insulter par un vieux croulant qui déteste les blancs, et les blanches de surcroît? Je ne supporte plus aucune incartade quant au respect, comme quand j’étais dans la cité sans arrêt sur la défensive à défendre mon droit d’exister en tant que Femme. La roue va tourner et bientôt nous débarrasser des chaînes injustes que nous portons depuis beaucoup trop longtemps. « Nous les femmes, nous le charme » c’est terminé, on ne courbera plus l’échine au coup de sifflet du mâle qui proclamerait « elle est folle » dès qu’une femme fait preuve de courage, de persévérance et de foi. Face à ce vide de face, intrinsèquement, ils feront le tour du rien pour revenir au point de départ, au point de source de tout ce qui vit. MOTHER. La divine Mère dont nous provenons tous va se multiplier. Il n’y aura plus jamais de retour. 


La phallocratie est en cours de dissolution. 


Wait and see…

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13 septembre 2011

ACTE III = LETTRE D'AMOUR ÉPILOGUE, A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU... IBIZA 2011

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La Roca in Benirras Beach (North-Ibiza)
Ce texte est le dernier d'une série de 3 ACTES:

* Lien vers ACTE I * === LETTRE D'AMOUR 2008, le culte du pas encore ou du plus du tout ===  http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/06/lettre-damour-2008-le-culte-du-pas.html

* Lien vers ACTE II * ===LETTRE D'AMOUR 2010 ou la DICTATURE DU MÉDIOCRE ===
http://shivashaktishanti.blogspot.com/2010/10/lettre-damour-2010-ou-la-dictature-du.html

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ACTE III  - ÉPILOGUE LETTRE D'AMOUR, A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU... IBIZA 2011

Fleur du bonheur inaccessible accédé comme à une porte bleue, acacias autour des champs de mille feuilles. Halte d'une guerrière éreintée de tant de combats perdus d'avance mais mûrement menés avec l'effroi du courage, et la tristesse des yeux. Cette solitude grabataire se lit déjà sur son visage. La naïveté disparue sous des jais de larmes acides et luminescentes d'acceptation du non-bonheur. Le corps se fait à tout, même à l'oubli. L’âme, elle, ne s'en remet jamais. Elle revient chercher son dû et accomplir sa peine. Par la mansuétude et le pardon, l’être humain saurait se diriger vers un bien-être possible. L’éternel recommencement après une fin de forme. Un passage obligé d'un état à un autre qui ne se fait pas sans douleur. Processus infini et samsarique.


Saga Shanti 3s: Avec Saturne, rien ne trépasse. 

Solitude de luxe comme si la cerise sur le gâteau m'était interdite pour compléter le tableau parfait de maître. Sornettes de mégavisions extralucides sur la pauvreté des moeurs. Tout se perd, surtout l'Amour. Le sexe on en veut même plus, cela coûte trop cher. Société ridicule qui ne repose plus sur rien, tu as rongé l’âme de tes partisans inutiles à la grande oeuvre. Le pouvoir devrait aussi s'auréoler d'Amour, sinon il n'est pas viable à plus long terme. Comme une trappe à merde qui ne te laisserait plus souffler qu'un instant, le temps de hurler "A l'Infamie! Au Mensonge! N'entrez pas dans la boite, détruisez-la."

Au corner de l'église de San-Joan, toujours en attente de mon amour perdu jamais revenu. Rien ni personne n'arrive jamais. Je me prend un râteau systématique qu'elle que soit ma tentative. Je ne suis pas déprimée, juste neutre. Tant de chance mais jamais de partenaire de vie, de route. Toujours être seule avec son cahier, dans les bonnes ou les mauvaises circonstances garder tout pour soi. Je rêve d'une épaule sur laquelle me pencher avec confiance et désir. Ils sont tous détachés, plus moyen de s'attacher à quoi que ce soit sauf le palpable argent. L'intelligence n'est même plus reconnue comme une qualité mais comme un empêchement. Les hommes sont troublés quand on fonctionne comme eux en tant que femme. On devrait être comme eux nous imaginent, se calquer à ce qu'ils attendent de nous. Cela ne va donc que dans un sens pour ainsi dire. La Vérité... MISÈRE HETEROSEXUELLE.


Un rien c'est compliqué ici.

Les jeunes loups qui me tentent ne sont pas tentés par l'aventure shanti. Ils restent tranquilles pèpères devant leur gland à mater des DVD de merde avec les copains, tout en se branlant mutuellement, c'est pratique. C'est pour cela, seule je suis mieux. Épisodiquement je veux bien un mignon, mais pas à plein temps, c'est beaucoup trop aliénant. Se dénaturer pour lui plaire, berk cela me dégoûte d'avance. J'arrive pas vraiment à jouer à tous ces jeux comportementaux hétérosexuels de merde. Je veux être aimée pour ce que je suis, pas pour ce que je possède, paraît ou peux engendrer comme intérêt mondain. Comment inventer une nouvelle façon moderne d’être hétéro et équanime dans le couple ? Suis-je en plein rêve éveillé? 

Suppurer mais sans baiser, ce serait trop d'honneur !

Quand le véritable silence vous entoure, on ressort les livres. Pas d'ordi, ni télé, juste le i-pod 2gigas qui me permet de faire mes dévotions en toutes conditions. J'attend. Le mâle espagnol. Il semble que ce soit moi le taureau. Qui va enfin me monter? Personne j'ai l'impression. C'est très physique chez moi, ils me plaisent ces espagnols. De toutes façons je suis devenue comme trop bizarre ou étrange pour tous ces faux-semblants. Je suis vraie. C'est pas très populaire, mieux vaut être pouffiasse en short ras la moule, cela engendre carrément plus d’intérêt, même avec un pois chiche à la place du cerveau et un sourire de façade ripolin.
L'attente, la peur, le rejet. La mauvaise perception de bonnes intentions exprimées trop authentiquement. Tout un programme déjà vu mille fois, des redites sans surprise. Mais qu'est-ce qu'ils cherchent ? En trouvant ils s'enfuient comme des petits lapins dans leur terrier. Cela ne leur plait que s'ils demeurent dans du "connu", du facile à dominer, prêt à consommer et surtout qui ferme son clapet. Quel scandale.



Je suis venue me retrouver moi-même, c'est déjà pas mal. 

Gérance de la douleur autistique. Le sheytan attaque toujours par l'oreille gauche. Cela me désole. Je ne pensais pas être revenue à Ibiza pour une guerre des forces, I always come to make peace and Love. Ils flippent tous de moi, cela devient automatique. Une femme qu'on ne comprend pas n'est pas admirée comme pourrait l’être un homme en pareilles circonstances. Elle est rejetée sexuellement, esseulée, punie d'avoir brisé les règles tacites de la soumission. Alors on lui prête des qualités psychiatriques pour la rabaisser à son statut de femme hystérique mis en relief par Freud.


Le pouvoir aujourd'hui c'est la peur. Triste de l'exercer à ses dépens. La peur ne génère pas d'espoir, elle l'étouffe en une norme médiane des attitudes acceptables par la masse inculte. Tous ensemble dans le même processus de lavage  de cerveau, et on y voit plus que du feu. Enfermés dans des théorisations sans fin on en oublie de passer à l'action, seule qui compte, avec l'intention qui l'a faite surgir, envers et contre tout. 

Sunset in Benirras during the sunday drum session on the beach


* A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU... *

Tout se règle. Paix comme naturelle avec Osel qui s'est trouvé une bonne maman de substitution. L'Épilogue enfin avec Kunkyen, pardon impossible devant autant de monstruosité dans la non-action révélatrice. Trop tard il s'est déjà maudit lui-même. Ce qu'il me cachait c'est sa vie paisible à rien foutre, à ne pas trop évoluer entouré de sa petite garde rapprochée de référence. Maqué avec la première venue après moi, sa vie n'a pas changé d'un iota depuis 6 ans. Mais il ne faut pas trop le montrer aux autres et surtout pas à moi en l'occurence, histoire de garder le sceau du secret perdu... Le pauvre, commencer dans la lumière pour finir dans l'ombre d'une mise en scène, c'est tragique. Pathétique. Je préfère passer de l'ombre à la lumière, c'est plus épique. Stratégique. 

Tant de temps perdu pour un baltringue, qui de surcroît n'a surement plus rien dans le froc, castré par un canard boiteux pas trop mal foutu et caressé dans le sens du poil. La plongée dans les nimbes de Tanit comme le signal d'un nouveau souffle. Finies les illusions passées sur du rien du tout. Je le laisse dans sa pauvre vie préfabriquée d'avance. J'ai pas que ça à foutre que perdre mon temps à languir pour un lâche qui n'a même pas dépensé un sms à 15ct pour me répondre en 3ans de lamentations désespérantes et ininterrompues. Il ne m'a même pas valorisée à un sms, désirant me détruire en m'ignorant. Le couperet tombera inéluctable, comme un boomerang qui lui enseignera à percevoir la vérité, celle qu'il fuit pour s'enfermer dans une trappe à conne. Me sacrifier sur ce minable autel. M'utiliser par son silence pour me rabaisser et se mettre en valeur avec son trou à bite et ses casseroles. Maldone.

Comme la logique évènementielle l'avait laissé présager, j'ai revu Kunkyen au "Privilège" lors du concert de Hilight Tribe. Il tentait de faire comme s'il ne m'avait pas reconnue, se cachant dans sa foule de passifs. "The one who don't look in eyes but on the floor" ne pouvant dire un seul mot, la fuite comme seule réponse, même en face à face il ne me regarde pas de front. De lui émane une énergie féminine en fait, tout castré dans sa vibe de couple. Tee-shirt noir il savait qu'il allait revoir Kalimata ce soir mais il n'a rien prévu. Pas même une phrase, paraphrase ou interjection. 

"DREAM, IT WILL NOT HAPPEN": Voilà c'est fini, le curse bien mérité est lancé. Il n'y aucune raison pour que je paye toujours tout de ma poche. Ce rapace sournois est maintenant débusqué, et à son tour va casquer. Déguisé en casanova dalai-lamaíque, le lâche dans toute sa splendeur, à 24 ans espérait encore se réfugier derrière son frère le lama. Mais il semble qu'Oz comprenne cette intelligible règle de base: à chacun son karma et ses actions passées. Assume ta life, tes choix, garçon, et viens pas pleurer dans les jupes de maman. Se jouer du feu, c'est dangereux.




Servir de faire-valoir à un couple de ploucs.

Me laissant dans le doute comme une gourde sans nom, son silence n'a jamais été habité d'aucune réponse ou allusion à ces deux questions simples: Es-tu dans une relation suivie et régulière? Veux-tu me revoir un jour? Il a laissé ma vie d'amour en suspend pendant plus de 6 ans. Ne laissant rien filtrer sur lui. Pour rien. Juste se targuer de bien tenir Shakti en laisse. Il me faut venir jusqu'à Ibiza après tout ce temps perdu pour découvrir "le pot-aux-roses" d'une banalité assombrissante. Non il ne me gardait pas pour plus tard. Il se servait de moi pour mettre en valeur sa relation suivie avec sa pétasse vulgaire. Quand on connait mon histoire personnelle et émotionnelle on se demande bien pourquoi tant de cruauté pathologique et mesquine. 


Tant de haine, de rancune! Tout ça pour me vampiriser énergiquement et gratuitement pour nourrir et enjoliver son pigeon adoré. Il s'est servi de moi par omission. Maintenant il va payer. En suivant l'adage "pour vivre heureux vivons cachés" il a crée un cercle vicieux de non-communication où je suis la folle obsessionnelle qui fait tout pour les empêcher d’être heureux. Alors que dans les faits je ne suis même pas au courant qu'ils sont ensemble depuis si longtemps. A chacun de mes départs à l'étranger, lui proposant de m'accompagner, il ne m'a jamais répondu simplement: "Je vis en couple avec une fille, laisse-nous tranquille Shanti, je ne veux plus te revoir" comme n'importe quel être un peu humain. 

Chagrin d'amour, quand tu ne pleures plus c'est déjà fini...

Possible qu'ils soient encore ensemble "grâce" à moi. Le seul regard qu'il m'ait lancé était plein de haine et d'une méchanceté sans nom. Je n’arrête pas de pleurer. Comme un deuil, je n'avais pas pleuré autant depuis la mort de mon frère FP.Meny. Je n'avais jamais pu faire mon deuil de cette pseudo-relation avec Kunkyen. Voilà, après 6 ans d'attente, la délivrance, enfin. C'est con l’être humain, cela répond a des stimulations neuronales pour ranger dans des cases, mettre de l'ordre pour pouvoir survivre à tout. On ne peut pas passer à autre-chose si on a pas fait le deuil d'une autre chose passée en cours. C'est organique. Empêcher ce processus naturel de guérison de se faire est un crime12 Septembre 2011, JOUR À MARQUER D'UNE CROIX BLANCHE SEMBLE-T-IL. Mes règles se manifestent au même moment, en avance pour coïncider avec la pleine lune. Jay Kalimata !

Trou à bite c'est tout à fait acceptable dans notre société de consommation dite moderne, la femme et l'homme n'étant que le faire-valoir mutuel du citoyen basique qui bosse pour payer son automobile et l'essence pour promener sa carcasse en parèdre le week-end. Offrir un très faux-semblant de liberté de déplacement qui est fortuit. Aller où? On est bien dans notre boîtelle. Continuons à cracher sur ce qui n'est pas nous, cela nous rassure de rouler dans la bonne direction. Des moutons même pas noirs qui s'étaient pris pour des singes savants. Dans la jungle, terrible jungle, le Vrai reprend ses droits et terrasse les petites illusions passées. JAY SHAMBU ! Hare Hare Mahadev !



Changement de chapitre, de page, de registre. 

Qu'est-ce que j'ai été me galvauder dans cette histoire sans roulettes. Au-secours je stagne sur une planche de bois. Ordure de l'inaction débusquée comme un ragondin de leur tanière même pas "mythe de la caverne". Mon seul espoir c'est de rencontrer quelqu'un de nouveau. C'est dingue de ne plus rencontrer autant de monde en Live qu'avant. On se limite à te caser selon ton àge c'est d'un ennui.

Heureusement, il y a Jacques Massacrier et Greta, Francoise Sagan et Pink Floyd. Je suis donc parfaitement entourée. Célébrons autour d'un bon café con leche au "Vista Alegre" la providence d’être là, ouverte pour un nouvel amour possible et non prémédité. Leur âme m'appelle mais leur corps finalement me rejette, inéluctablement. Aucune exception à la règle saturnienne de restriction positive. Je me reshivaïse. Quel dommage. Esteban le catalan avait pourtant fait du beau boulot en me reshaktisant les pòles. Tout ça pour rien de neuf ? Du contenu, Bholenath, et du contenant, ready for Balance. 

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Ce texte est le dernier d'une suite de 3 textes: 

* Lien vers ACTE I * === LETTRE D'AMOUR 2008, le culte du pas encore ou du plus du tout ===  http://shivashaktishanti.blogspot.com/2008/06/lettre-damour-2008-le-culte-du-pas.html

* Lien vers ACTE II * = LETTRE D'AMOUR 2010, la dictature du médiocre =
http://shivashaktishanti.blogspot.com/2010/10/lettre-damour-2010-ou-la-dictature-du.html


* Lien vers ACTE III * = LETTRE D'AMOUR ÉPILOGUE, A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU... IBIZA 2011 =  http://shivashaktishanti.blogspot.com/2011/09/acte-iii-ibiza-2011-lettre-damour.html

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28 juin 2011

GAY PRIDE 2011 - La Marche des Fiertés à Paris

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PARIS GAY PRIDE - Marche des Fiertés 2011


Pour l’Egalité. En 2011, je marche. En 2012, je vote ! 




* VIDEOS GAY PRIDE PARIS 2011

Le char de la Cfdt was ROCKING ! 



* PHOTOS de LA MARCHE DES FIERTÉS 2011 à PARIS, arrivée des chars en place de La Bastille.


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